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Gaël
Monfils 2005: "Pas d'objectifs"
[T.Taze-Bernard-
France3.fr - 29/09/05]
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A
19 ans, la nouvelle coqueluche du tennis français
garde une approche rafraichissante de son métier.
Au
cours d'un "clinic" de son équipementier
au TC Plaisir (Yvelines), Gaël Monfils
s'est adonné à de nouvelles activités.
Echanges de balles avec enfants et parents,
signatures d'autographes en série, interviews...
En moins d'un an, le Parisien est passé
de l'anonymat des tournois Futurs aux projecteurs
des Grands Chelems et de la Coupe Davis.
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Question: Qu'est-ce que cela vous fait d'avoir
des jeunes, qui ont peut-être trois-quatre
ans de moins que vous, patienter une heure pour
échanger quelques balles avec vous ?
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Gaël Monfils: "Ça fait plaisir,
et en même temps, ça fait bizarre.
C'est surtout ça: bizarre."
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Il y a une an, vous êtiez sur les circuits
Futurs. Désormais, ce sont les Grands
Chelems, la Coupe Davis, une première
victoire sur le circuit ATP... Avez-vous conscience
que cela va vite ?
-
Ouais. Enfin, pas forcément. Semaine
après semaine, j'enchaîne les tournois,
et cela ne me réussit pas trop mal. Pour
l'instant, je ne me fixe pas d'objectifs précis,
hormis de donner toujours le maximum.
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Qu'est-ce qui a changé depuis un an ?
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Je voyage plus, je suis plus souvent à
l'étranger. En fait, tout est un peu
plus dur, et il faut tout faire un peu mieux.
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Vous êtes désormais très
attendu sur chaque tournoi. Cela change-t-il
votre approche du jeu et des matches ?
-
Non, je pense que tout cela, je ne le gère
pas trop mal. Il faut toujours rester naturel.
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Vous êtes soutenu par le groupe Lagardère.
Que vous apporte-t-il ?
-
C'est l'un de mes sponsors, à qui je
dois vraiment énormément. Il m'aide
à avoir une structure privée autour
de moi. C'est grâce à lui que j'ai
Thierry Champion et Rémy Barbarin à
mes côtés.
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Comment s'organise le travail avec vos deux
entraîneurs ? Est-ce facile d'avoir deux
coaches ?
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A partir du moment où je suis motivé
et où ils le sont aussi, il n'y a aucun
problème. Il y a un bon roulement entre
les deux. Rémy nous suit assez souvent
dans les tournois pour travailler physiquement
et pour voir les petits réglages qui
nous manquent. Quant à Thierry, il est
avec moi toute l'année, pour le tennis.
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On vous oppose souvent à Richard Gasquet.
Y a-t-il une rivalité entre vous ?
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Il n'y a aucune rivalité. Avec Richard,
on s'entend super bien. C'est vraiment un très
bon pote. Chacun évolue à son
niveau, chacun s'amuse différemment...
-
Est-ce une source de motivation d'avoir un copain
du même âge mieux classé
?
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Je ne regarde jamais ce que font les autres.
A part les Français, où là
j'ai envie qu'ils gagnent, les autres, peu importe
ce qu'ils font.
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Avez-vous des regrets sur la saison que vous
venez de vivre ?
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Ce terme de "regret", ce n'est pas un mot à
avoir. On apprend à chaque fois, on vit
de nouvelles expériences, de nouvelles
sensations. Mais ce n'est pas des regrets.
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Vous avez goûté à la Coupe
Davis en tant que cinquième joueur. Quelle
est la particularité de cette compétition
?
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C'est un peu différent et en même
temps, pas vraiment nouveau car tous les joueurs,
je les connais vraiment bien. Apès, ce
qui fait bizarre, c'est de se dire qu'on joue
pour "l'équipe de France", qu'on représente
la France. Pour moi, ça a été
une superbe expérience, dans la victoire
comme dans la défaite. J'avais déjà,
je pense, l'esprit d'équipe, mais là,
je l'ai encore plus. C'est vraiment quelque
chose d'extraordinaire.
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Que vous reste-t-il à travailler pour
progresser ?
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Tout.
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Si on vous demande vos objectifs pour la saison
prochaine ?
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(Il coupe) C'est loin. Et même si j'en
avais, je les garderais pour moi.
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Rester dans le groupe de Coupe Davis pourrait-il
être un objectif ?
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Je ne pense pas qu'il y ait une question d'objectif.
Gagner la Coupe Davis ou un Grand Chelem, c'est
un rêve. Visitez
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