Articles & Interviews

Forum consacré à la carrière tennistique de Gaël Monfils: Photos, news, matchs... tout!

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Messagede Truc » Ven Déc 11, 2009 21:13

Voilà l'interview qui va avec la vidéo du Télégramme:
Pour la deuxième année d'affilée, le tennisman Gaël Monfils profite des bienfaits de la thalassothérapie de Tréboul, à Douarnenez (29), pour préparer sa saison 2010. Confidences après une année 2009 marquée par les blessures.

Gaël Monfils, lors de votre séjour à Tréboul il y a un an, vous aviez confié au Télégramme que vous aviez un voeu secret pour 2009. L'avez-vous réalisé ?
«D'une certaine manière, oui, mais je ne vous dirai pas ce que c'était. J'en ai d'autres pour 2010, dont je ne vous parlerai pas non plus.»

On suppose que votre voeu ultime est de parvenir à gagner Roland-Garros. Vous êtes-vous fixé une limite dans le temps ?
«Roland-Garros, c'est le rêve de tout tennisman français. Et j'ai aussi ce rêve en tête.»

Si on vous dit que votre finale à Bercy a sauvé votre saison, vous êtes d'accord ?
«En fait, j'ai sauvé ma saison sur le peu de temps où j'ai joué. J'ai démarré 16e mondial et je suis quand même resté dans ces eaux-là, malgré mes deux arrêts pour blessure qui m'ont fait manquer toute la saison sur terre battue avant Roland, puis le gazon en juin et l'été. Si je n'avais pas eu un Grand Chelem (Wimbledon) à 0 (point) et trois Masters Series à 0, j'aurais fini dans les dix premiers mondiaux. Maintenant, cette saison, je ne la trouve pas super. J'aurais pu mieux jouer, notamment à Indian Wells (défaite au premier tour contre l'Américain John Isner), puis à Miami (défaite en 16e contre Andy Roddick).»

Bercy en novembre est-il le moment de l'année où vous avez produit votre meilleur tennis?
«Non, c'était mieux en début d'année. Jusqu'à Acapulco en fait (défaite en finale contre Nicolas Almagro). Ensuite, ça a été plus dur, notamment à cause des blessures.»

Entre Jo-Wilfried Tsonga (10e mondial), Gilles Simon (15e) et vous (13e), quel est le meilleur ?
«Il y a Richard (Gasquet) aussi (52e). Mais on est tous très proches avec chacun des qualités complètement différentes. Pour l'instant, Jo est devant au classement. C'est d'ailleurs face à lui que j'éprouve le plus de difficultés.»

Quand vous voyez les Espagnols soulever la Coupe Davis pour la deuxième fois d'affilée, ça ne vous donne pas envie ?
«On en parle entre nous. On va essayer de faire le maximum, de bien communiquer entre nous, joueurs et sélectionneur, pour arriver dans des conditions idéales. Lors du premier tour en 2010 (du 5 au 7 mars), on va rencontrer un adversaire pas facile (l'Allemagne). Et si on passe, ce sera encore plus dur (contre l'Espagne ou la Suisse). On fera ce qu'on pourra.»

Votre objectif pour 2010 ?
«Jamais je ne le dis. Je le garde pour moi.»
__________________________

La lettre de Monfils au Père Noël
S'il devait écrire une lettre au Père Noël, Gaël Monfils n'aurait pas de souhaits extravagants: «Continuer à être heureux dans ma vie et à prendre plaisir dans ce que je fais». Une petite faveur quand même: «Des nouvelles lunettes pour faire plaisir à ma mère qui veut que je change les miennes».

Avec Patrick Chamagne
Gaël Monfils à Tréboul, c'est tout sauf un hasard quand on connaît le nom de son préparateur physique: Patrick Chamagne. «J'ai connu la thalasso en passant par le centre de rééducation fonctionnelle à la suite d'un accident de voiture, raconte ce dernier. C'est un endroit calme, propice pour travailler et préparer une compétition ou une saison sportive. Avant Gaël, j'y suis déjà venu avec Olivier Panis et les équipes de Mitsubishi (dont Luc Alphand) avant le Dakar.»

Douarnenez vue par Monfils
«C'est hyper calme, différent de tout. Il n'y a pas un confort de dingue, car il ne fait pas beau tout le temps, les routes ne sont pas parfaites et quand tu te déplaces à vélo, ça monte et ça descend. Bref, c'est un autre truc, mais c'est marrant. C'est un endroit où on peut se ressourcer et travailler.»

Téléspectateur
Pendant l'entretien, Gaël Monfils était aussi attentif à la télévision placée au-dessus de nous qu'aux questions qu'on lui posait. Au programme sur le petit écran: un match des championnats du monde de handball féminin entre la Suède et le Danemark. «J'aime bien regarder les grosses compétitions ou les gros matchs de foot à la télé. Tout, sauf le tennis.»

http://www3.letelegramme.com/sports/ten ... 695834.php

"Pas un confort de dingue", "les routes ne sont pas parfaites", il a une manière de parler de la Bretagne à chaque fois qui m'éclate décidément.
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Messagede FandeMonfils » Ven Déc 11, 2009 21:44

Ah j'avais pas vu, merci d'avoir complété!

Je le trouve assez lucide quand même. C'est vrai que son meilleur tennis est celui du début d'année (quand on revoit les highlights contre Nadal c'est impressionnant) et il reconnaît ses difficultés contre Jo. Et puis s'il parle de communication en Coupe Davis je pense quand même qu'il ne fera pas Acapulco!

Pour les voeux ça semble assez simple à deviner: gagner un Masters ou un Grand Chelem, qui plus est à Bercy et Roland. Avec sa finale, il s'est en effet rapproché de son rêve.
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Messagede FandeMonfils » Sam Déc 12, 2009 17:59

Je n'achète pas tous les samedi L'Equipe (c'est plus cher :P), heureusement que tu préviens pour les articles Truc, je n'avais pas l'intention de le prendre ce matin. Bon j'ai pas vraiment pris le temps de bien la cadrer mais c'est lisible!

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Bon ben en effet, ils repartent pour une saison on ne sait pas encore le nombre d'épisodes. C'est plutôt une bonne nouvelle, honnêtement je trouve vraiment bien fait ceux où on voit Gaël. Je les trouve les plus humains, avec Gilles ou Richard c'est souvent de l'entraînement plutôt. Et Jo, c'est pas mal aussi mais c'est souvent du déjà vu, c'est le plus médiatisé.

Gaël en train de péter les plombs? Je ne m'y attendais pas, lui qui n'est jamais alcoolisé.
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Messagede Truc » Sam Déc 12, 2009 18:07

Ah mince, je peux te rembourser si tu as une adresse Paypal, je voulais pas que tu te mettes dans les frais. :P C'était vraiment pas pour que vous l'achetiez, c'était juste au cas où quelqu'un l'aurait (ou aurait l'occasion de glisser un oeil au kiosque).
Alors merci beaucoup pour le scan, c'est plus que je n'espérais!
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Messagede FandeMonfils » Sam Déc 12, 2009 19:10

C'est qu'1 euro de plus que les autres jours ça peut aller :wink:.
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Messagede FandeMonfils » Ven Jan 01, 2010 15:11

Bonne année 2010 à tous! Je vous souhaite le meilleur pour cette année et pour Gaël je lui souhaite une final de Grand Chelem et de Coupe Davis et une victoire en Masters 1000!

Voici une interview de Warmoes à propos de Gaël :

http://www.ligueparistennis.com/clients ... 1%20PP.pdf
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Re: Articles & Interviews

Messagede Truc » Ven Jan 01, 2010 18:41

Oh super trouvaille, merci! Je savais pas qu'il jouait son revers à une main au départ. C'est peut-être pour ça qu'il se débrouillait bien quand il s'entraînait à une seule main avant Wimbledon.
(J'ai pas bien compris l'anecdote du papillon?)

Bonne année à tous aussi, la Coupe Davis, avec l'Espagne au 2e tour, ça risque de pas être coton, mais on veut minimum une victoire en Masters 1000, Gaël! Et sur un plan personnel, s'il pouvait arrêter de déclarer forfait à tous les tournois où je vais, ce serait sympa...
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Messagede Cachou » Sam Jan 02, 2010 02:59

Meilleurs voeux à tous en espérant pour cette année, de super moments de tennis avec Gaël :)
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Messagede ArThUr » Sam Jan 02, 2010 13:12

Bonne année à tous également. En espèrant que Gael fasse encore mieux que l'année dernière =).
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Messagede Truc » Ven Jan 15, 2010 13:01

L'article dans le dernier numéro de Deuce, le magazine de l'ATP, je recopie le post d'Eden sur MTF puisqu'elle l'a si bien fait avec même les photos:
The Natural
by Robert Davis - 12.01.2010

Gael Monfils is perhaps the best athlete on the ATP World Tour. But can that athleticism be harnessed for the greater good?

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Gael Monfils is one of 12 French players in the Top 100 of the South African Airways 2010 ATP Rankings.

Showtime and Gael Monfils is ready to go. His clothes are loud and flamboyant, his hair untamed. Tattoos dot his arms and his entire body glistens with sweat.

Game on and now he is dashing back and forth like Zorro slashing at the ball with his racquet as if it were a sword. Trouble on the far side line and Monfils has to fly across the court chasing a ball that was struck flat and hard. Arriving at the precise moment that the ball is about to bounce twice Monfils spatula hacks a forehand slice sending it like a boomerang back across the court.

Still, the problem is not solved. The ball is going one way and Monfils the other because he is sliding as if on a block of ice and not an abrasive slab of plexi-plave. Next challenge is a drop shot and Monfils punches turbo to get there on time and then he shovels the ball back across the net, yet again.

Clearly frustrated, his opponent commits the fatal mistake: he lobs. Monfils likes this. With shoulders turned, core primed and hips pumping leg across leg, he ignites and explodes high into the air. The smash is struck like a thunderbolt and upon returning to earth Monfils erupts with a roar that rattles the rafters. The crowd goes wild as Gael Monfils beats the hell out of his chest. Game over.

You would be forgiven for thinking that you were watching a scene from Pirates of the Caribbean, but no, you are courtside and have just witnessed a single point in a match featuring arguably the game’s most athletic player.

Monfils' eyes are wide open and he is staring straight at me. He does not flinch and it feels like you are trapped into some kind of virtual eye lockdown. Satisfied, he releases the tension and begins in a voice so soft that it is barely audible.

“I needed a change,” begins the 22 year old from the east side of Paris. “In France, the coaches want everything perfect. They want copy, they want beautiful. That is not me.”

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Up until then Monfils went through coaches like the French tear through freshly baked baguettes, one right after another. Olivier Delaitre, coach for the French Federation of Tennis (FFT), was with Monfils through the juniors and early stages of the Futures. He thinks he knows why.

“Gael has always been determined and focused on his game,” begins Delaitre. “He was young and maybe made mistakes, but he was trying every day to move up, to learn something and to improve. In my opinion, that is why he changed so often his coach. He was always seeking something more.”

The French are not easily impressed with talented junior tennis players. They have had so many: Di Pasquale, Simon, Gasquet, and Tsonga. Patrice Dominguez, technical director of the FFT, has seen them all. To him, Monfils was different.

“Of course, his physical ability was incredible, but he had the desire that made him stand out over the others. That was what impressed us at the time. And since then he has never let us down.”

Dominguez is standing courtside watching Monfils practise. It looked like any other point until Monfils struck a big inside-out forehand, sending his practice partner scrambling. Now Monfils is on the offence and fast approaching the net. Instantly, and without warning, he leaps like a panther over the net and spikes his partner’s shot into the court for a winner before the ball can cross the net. Dominguez lets out a smile as the other players stare in disbelief at the incredible display of raw athletic talent.

“Gael is a ball player,” says Dominguez. “He is simply a ball player. Like a Harlem Globetrotter, he loves the show. You know, sometimes he comes to play at Roland Garros with his friends and they don’t even know how to play tennis. But Gael does not care. He just loves to play the game. His enthusiasm attracts people.”

From his hairstyle to his shot selection to his customized car, Monfils wants to be different. He does not want to be compared to anyone. He just wants to be Gael Monfils. But he also wants something else, too: to be great. And in July of 2008 he could hear the clock starting to tick.

Roger Rasheed was in Australia when he got the call. It was right after Wimbledon and Monfils was on the other end asking him for help.“Gael, do you know what you are letting yourself in for, mate?” Rasheed said. “Are you sure that you are ready for this?”

Yes, he was sure. More sure than of anything else. “I wanted to be tougher,” Monfils admits. “I needed someone strong.”

What Rasheed wants, Rasheed gets and soon he had Monfils’ mind and body in overdrive. Years of training Lleyton Hewitt reinforced to him what it took to be great and now with his new charge, he had a new mission. Call it The Gael Monfils Project.

“He is not even close to where I want him to be,” Rasheed says. “In two years time he will be a beast. When we started I told him that he was Top 5 potential, but he needs to be able to play a full season. He has some incredible physical attributes, his length, and ability to stretch, and general elasticity. We have taken a lot of that sliding out of his game because if he is sliding that means he is in on the defence. Now, maybe he does it only one or two times per match.”

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“I think it was a great improvement to have Roger on his side,” Dominguez says. “Roger is a tough guy in the practice session, and he has a lot of good exercises to channel Gael’s energy. But the most important thing is that Roger realised that for Gael to improve his game, Gael would have to improve his perception of the game.”

“First thing I said to him when I got off the plane is, 'From now on you stand here',” Rasheed says, pointing at the baseline. “If you look at his tennis before, he was just defensive. Can he win a Grand Slam defending? No. Can he win a Masters 1000? No. He has to play more offence. And he has the weapons to do that.”

While moulding the will, Rasheed had to be careful to not break Monfils’ warrior spirit. “It [style] is part of me,” Monfils claims. “When I am on the court, my style is my nature, my instinct. I love to run. When I am on the court, my parents always tell me that [my running] is a gift from God.”

Other players are taking notice of the improved Monfils. Close friend and countryman Jo-Wilfried Tsonga is impressed. “Gael is more consistent now. Roger helped him structure his game well and showed him to move forward.”

“Roger has helped me to become more professional,” Monfils acknowledges. “He loves to work and he takes care of the details.”

On paper, it does not look an extraordinary result: Gael Monfils defeats Dennis Istomin 7-6, 7-6 in the first round of the Proton Malaysian Open. But what is not written down is that Monfils arrived in Kuala Lumpur just hours before he was set to play. No hotel, no sleep and no practice. Just a 27-minute warm-up.

He had the perfect excuse to lose, and who would say anything? Did he not just win Metz three days ago? But Monfils is in Malaysia and hungry for more. Clearly fatigued and suffering from jet lag, he is running on fumes. Still, he is scrapping for every ball, swooping around the court like a bird of prey. Just one problem: Istomin knows Monfils is not 100 per cent and he is gunning for an upset.

Though he is losing, Monfils is sticking to the game plan and attempting to control the baseline. Except on this day Istomin is painting the lines with every stroke. Monfils is down a break and Istomin has the first of two set points on his serve. It is gut-check time for Gael Monfils. He looks up at Rasheed, takes a few deep breaths and nods his head up and down.

He refuses to give in, there has been too much work, too much sacrifice, and he and Roger have invested too much to go down without a fight. Like Rocky Balboa, Monfils takes Istomin’s best punches and refuses to be knocked out. He heaves a forehand here, chops a slice there, all the while Istomin is ripping the ball side to side, jerking Monfils back and forth so much that he is earning frequent flyer miles.

Somehow, Monfils breaks, but he is too tired to celebrate, instead he lifts his head up and looks to Rasheed. No words were spoken between the coach and player. There was no need, for the look that Monfils gave Rasheed said much more than any words could express.

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Monfils’ last match of the 2009 season was a three-set thriller versus Novak Djokovic in the final of the BNP Paribas Masters, an ATP World Tour Masters 1000 tournament in Bercy. Down a set and a break, he looked to have no chance, so well was Djokovic playing. Then Monfils dug deep and summoned up all of his fight, all of his determination and levelled the match. Monfils lost the match in a third set tie-break, but on this day he won the respect of all those who ever doubted his toughness.

In many ways, Monfils is France’s prodigal son. The special one forever favoured over the others because of his immense talent. But Monfils rebelled against the French method, and left the country. Might he return to Paris one day to hoist the Coupe de Mousquetaires high over his head, giving France the hero they so desperately seek? Patrice Dominguez thinks so. “I think that Gael will be our guy to bring France a Grand Slam trophy,” Dominguez says.

For as long as he cares to remember, Monfils has had to listen to people tell him how talented he is and how many opportunities he has been given. All that just piled on the pressure and raised expectations to unrealistic levels. Now, they are saying something different about him. They are saying how tough he has become and that now there is plenty of substance to back up the showmanship. Monfils like this.

Source: http://www.atpworldtour.com/News/DEUCE-Tennis/DEUCE-Australian-Open-2010/Gael-Monfils.aspx
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Re: Articles & Interviews

Messagede Truc » Ven Jan 15, 2010 13:16

Il y a des choses qui me font grincer des dents, comme toujours dans les articles de l'ATP (ils nous vendraient Diego Junqueira comme étant un des personnages les plus excitants et les ébouriffants du circuit s'ils lui consacraient un article), mais ce qui m'a bien plu, c'est quand Gaël dit des coachs français: "They want copy. They want beautiful. That is not me." Je sais pas si le coup des coachs est vrai, mais j'aime bien son "That is not me".

Sinon, j'aime assez ce que dit Dominguez, comme d'habitude. Le coup que Gaël joue si souvent avec des potes qui savent pas jouer, c'est vrai qu'on lit ça ou voit ça souvent avec lui, je trouve ça frappant aussi!
Mais bon, Dominguez a toujours été très pro-Monfils, même à l'époque où il s'en prenait un peu plein la gueule en France, comme en 2007, donc ça donne peut-être une image un peu déformée de la réception de Gaël en France.
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Re: Articles & Interviews

Messagede elconejo » Jeu Jan 28, 2010 12:52

Un article sur Gianni Mina,qualifié pour les demi-finales juniors...

Mina, c'est solide

Vainqueur de l'Orange Bowl et numéro 2 mondial en juniors, Gianni Mina confirme sa solidité en se qualifiant pour les demi-finales. Le Français a disposé (6-2, 6-4) de l'Australien James Duckworth en se montrant sérieux du début à la fin :«J'ai bien démarré cette fois-ci. Je me suis concentré dès le début et j'ai bien bougé dès le début. Je me suis vraiment concentré sur mes premières balles de service, sur mes débuts de jeu et mes retours pour le faire beaucoup jouer. Aujourd'hui (jeudi), je me sentais mieux parce qu'il y avait un peu moins de vent. »

Pour une place en finale, le Guadeloupéen doit maintenant affronter Tiago Fernandes (n°14). Les deux joueurs ne sont jamais affrontés, mais Gianni Mina se méfie du Brésilien qui a battu des Français lors des quatre derniers Grands Chelem. Spectateur des deux premiers sets du match entre Jo-Wilfried Tsonga et Novak Djokovic, il s'inspire de son aîné : « Cela m'inspire beaucoup, il soulève le public, les deux joueurs ont livré un combat incroyable. J'ai vraiment adoré ce match. Dommage que je ne sois pas resté jusqu'à la fin. Cela me motive vraiment. J'ai vraiment envie d'arriver au haut niveau pour vivre ce genre de match. Je discute parfois avec lui et je lui sers éventuellement de sparring-partner. C'est vraiment un super gars, il est très sympa. Il y a tout de bien chez lui. » S.D., à Melbourne

http://www.lequipe.fr/Tennis/breves2010/20100128_051943_mina-c-est-solide.html
Est-ce qu'on dirait pas un peu le sosie de Gaël ? :D
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Re: Articles & Interviews

Messagede Truc » Jeu Fév 18, 2010 11:29

Un article dans le journal de Marseille "La Provence" aujourd'hui:
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Re: Articles & Interviews

Messagede FandeMonfils » Dim Mai 02, 2010 16:07

Un article du journal Le Matin :

http://www.lematin.ch/sports/tennis/gae ... ent-269753

Gaël Monfils, 23 ans, porte des frusques amples, étendard du mouvement bouffon-bohème, il a la langue bien pendue et la désinvolture soignée de ceux qui «déchirent leur mère.» Très vite, le charisme opère. Comme une envie irrésistible de kiffer la vie, de voir grand, d'armer l'ire des velléitaires et des sourcilleux.

L'entretien était prévu sur une demi-heure, il en a duré le double et Gaël Monfils a remercié trois fois pour les jus. Rencontre avec un joueur trop spécial, à trois semaines de Roland-Garros où il est très attendu.

Vous semblez tant aimer la Suisse. Sérieusement?
J'adore, vraiment. Je le répète à chaque fois, mais je suis sincère. Les gens ici sont réglo, chaleureux. Ils ne jugent pas. Personne ne fait toute une histoire parce que je roule dans une grosse voiture. En France, quand je suis arrivé au volant de ma caisse, c'était plus difficile. Les gens jugent, cataloguent.

Comment occupez-vous vos journées à Trélex?
J'ai trouvé mes repères à Genève, mes boutiques, mes restos. J'ai visité un beau musée à Lausanne. Dans le quartier où j'habite, mes voisins sont incroyablement sympas. Les Suisses sont zen et ouverts. C'est la mentalité que j'aime.

Vous jouez au football avec le Lausanne Sport. Votre coach est-il au courant?

(Presque offensé) Mais oui, bien sûr. Je suis hyper net, moi. J'assume tout ce que je fais, tout ce que je suis. Le football est une passion, vraiment. Et j'ai envie de vivre avec un groupe. Il n'y a pas de mal.

Ne craignez-vous pas les blessures?

Je travaille ma condition de manière ludique, et les gars font attention. Franchement, je kiffe. Le championnat est bientôt terminé mais, cet automne, j'aimerais prendre une licence et disputer quelques matches.

Une rumeur prétend qu'au cours de l'US Open, vous avez aussi gagné une compétition de basket dans les rues de New York...

(Sourire) Un petit truc, rien de grave. Je passais dans le coin avec des potes et il y avait un concours de «dunk» (ndlr: smash). Les gars ont demandé si je voulais essayer. J'étais en jeans, j'avais l'air d'un touriste. Ils ne pensaient pas que je savais «dunker» (rire).

Pour un tennisman professionnel, le foot et le basket restent quand même une école buissonnière... Pourriez-vous obéir à un chef, à une autorité, qui vous l'interdise?

Ce serait dur, oui. Mon coach exerce une certaine influence sur moi, évidemment, mais j'ai une vie, et le tennis n'est pas ma vie. Quand je sors du court, je suis majeur. Mon temps m'appartient. Alors souvent, je joue au basket. Certains trouvent anormal mais pourquoi devrais-je renoncer, au prétexte que je suis professionnel? Ce serait aussi absurde que d'interdire la Playstation.

Le basket est-il si important dans votre vie?
C'est une passion, vraiment. Comme le foot. A Trélex, je suis en train de monter une petite équipe avec des jeunes. Je les entraîne deux à trois fois par semaine. Souvent, ils viennent sonner à la maison. Ils s'arrachent. Ils progressent super bien, incroyable.

Vous semblez aussi fier qu'après un quart de finale à Roland-Garros.

Grave. Je les adore.

Votre démarche intègre la notion de plaisir comme une valeur fondamentale. Vous sentez-vous toujours en phase avec le milieu plus «affairé» du tennis?

Je conçois mon sport de manière différente, c'est vrai. Selon certains critères, je ne suis pas du tout professionnel. Les heures de sommeil, la diététique, les soins, la maturité: OK, zéro professionnalisme. Mais à ma manière, dans mon fonctionnement, je suis un grand pro. J'ai l'image d'un mec un peu fou-fou mais je suis un compétiteur, clairement. Je bouffe ce que je veux, je joue au basket si j'en ai envie, mais la compétition, n'importe quelle compétition, je kiffe. Je donne tout. Si je n'intégrais pas cette notion de plaisir dans le tennis, je ne serais tout simplement pas épanoui. Je ne serais pas bon.

Comment avez-vous vécu de devenir une star, une icône de la France black-blanc-beur?

J'ai toujours gardé la tête sur les épaules. Parce que j'ai une chance, une grande chance: j'ai des amis. Pas des nouveaux amis, des vrais. Et ma famille. Deux heures après ma demi-finale à Roland-Garros, j'étais sur le playground avec des potes qui, au basket, sont dix fois plus forts que moi. J'ai pris une tôle. Je fais encore du hip hop, de la chanson. Là, je ne suis pas une star. Quand je rencontre des gens et qu'ils me vousoient, je leur dis: «Eh, arrête avec ce «vous». Je joue mieux au tennis mieux que toi, mais il y a sûrement des tas de trucs où tu es meilleur.»

Vous faites du hip hop?

Oui, depuis pas mal de temps. Je maîtrise le salto, deux ou trois figures sympas mais, pour aller plus loin, je devrais prendre des risques et suivre un entraînement intensif.

La chanson?
Je compose un peu de R'nB avec des potes. J'ai pris vachement de cours de piano. J'adore le solfège. Pour progresser, il faudrait reprendre des cours, je voudrais beaucoup.

Existe-t-il une autre passion que nous devrions connaître?...
Le poker. J'ai signé chez PokerStars, et j'ai déjà disputé un tournoi la semaine dernière à Monte-Carlo. C'est vrai, j'ai tellement de centres d'intérêts. La vie est trop courte pour ne pratiquer qu'une seule activité à la fois.

Quelles ambitions avez-vous pour le tennis?
Mon objectif est de remporter Roland-Garros, mon rêve de devenir numéro un mondial. Il est clair que ma demi-finale de 2008 (ndlr: perdue contre Roger Federer) n'est pas un aboutissement. Mes parents ont toujours inculqué ce message: l'important est de gagner, uniquement gagner. Il faut garder cette idée à l'esprit, quel que soient les circonstances ou l'adversaire. Après, si tu perds, ce n'est pas grave. Il existe sûrement une bonne raison. Mais tu ne dois aspirer qu'à gagner.

Palace-avion-tennis: le vivez-vous comme une routine ou comme un star-system?
Les deux. J'ai la chance de voyager dans des pays magnifiques, où je suis toujours bien accueilli. Je dors dans de beaux hôtels, je n'ai pas d'horaires contraignants. Quand je vois ma maman infirmière, qui continue de trimer, qui a travaillé de nuit pour m'emmener au tennis la journée, je n'ai pas envie de râler. Mais parfois, aussi, c'est dur.

A quel moment?
Quand il faut prendre l'avion deux fois par semaine, en oubliant celui qui s'est crashé la semaine précédente... Quand il faut passer des mois entiers à l'hôtel, éloigné de mon petit frère. Quand ma petite amie ne peut pas voyager avec moi. Au final, tu es seul. Si tu téléphones beaucoup, tu as des factures astronomiques. Bien sûr, il y a Skype. Mais webcam ou pas, tu es quand même seul dans ta chambre d'hôtel.

Ce n'est donc pas la vie de pacha...

Les gens imaginent qu'un joueur de tennis passe sa vie dans les palaces. Cette façon de penser discrédite la majorité silencieuse, celle qui travaille autant qu'une star mais dort dans des hôtels minables, qui prend des petits boulots pour financer ses tournois à l'étranger. Moi, je suis né dans le XVIIIe arrondissement (ndlr: le troisième le plus peuplé de Paris), puis on a déménagé à Bobigny. Je n'ai pas commencé ma vie dans les palaces. Rien n'arrive par enchantement, il y a toujours un travail, un vécu.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes des banlieues?
Prenez du plaisir. N'oubliez jamais cette notion, à aucun moment. Avec mon frère, parfois, on regarde les petits jeunes; ça balance des raquettes, ça insulte les parents, ça tire la gueule. J'ai envie de dire: «Oh les gars, c'est du sport. Donnez-vous les moyens de réussir.»

Quels sont ces moyens?
Mais le plaisir!


Je pense que ça va hérisser les poils de certains, moi je me dis qu'au final on jugera sur les résultats. Il n'empêche que son objectif de devenir n°1 mondial parait incompatible avec tout ce qu'il énumère. Il veut le beurre et l'argent du beurre. Etre le meilleur au tennis mais ne pas être professionnel dans sa manière d'être. Avec ce fonctionnement je pense qu'il pourra quand même gagner un Grand Chelem, faire des coups de temps en temps par contre je pense de moins en moins qu'il pourra devenir n°1. En tout cas ça parait assez difficile avec sa manière de fonctionner.

Et il était bien à un tournoi de poker encore hier ...
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FandeMonfils
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Re: Articles & Interviews

Messagede Cachou » Dim Mai 02, 2010 16:40

Eh bien moi, j'ai bien aimé cet entretien. . Cela me permet de mieux le cerner et comprendre sa personnalité. Au moins il a le mérite de dire les choses franchement. Après on peut être d'accord ou pas avec son mode de fonctionnement : il est touche à tout, il veut vivre toutes ses passions ? je ne peux pas le lui reprocher s'il en a les moyens, et si ça le satisfait.Tant mieux pour lui; il n'aura pas de regrets plus tard. Maintenant pour ce qui est de ses ambitions tennistiques, c'est clair que c'est Roland et puis n°1 mondial en rêve (c'est pas la première fois qu'il le dit). S'il gagne Roland un jour, peut-être qu'il laissera le tennis pour faire autre chose ; je m'y attends, c'est triste, mais je ne lui en voudrai pas. (On ne peut pas être plus royaliste que le roi). Merci d'avoir posté cet interview, FandeMonfils.
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