Articles & Interviews

Forum consacré à la carrière tennistique de Gaël Monfils: Photos, news, matchs... tout!

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Messagede Truc » Sam Aoû 30, 2008 13:11

Je ne trouve pas l'article sur le jeu de Gaël analysé par Champion dont je parlais dans l'autre thread, donc je le mets là parce que je l'avais trouvé assez intéressant. C'était début juin, dans l'Equipe:
L’arsenal Monfils
THIERRY CHAMPION analyse point par point le jeu explosif de son protégé.

Hier, c’était la journée des interviews pour Thierry Champion. Sollicité par tous les médias nationaux et internationaux pour évoquer son élève, le coach de Gaël Monfils n’avait pas une minute à lui. Avant la séance d’entraînement du jour, en début d’après-midi, il a pris le temps de s’asseoir pour analyser au microscope les progrès et qualités du plus inattendu des demi-finalistes du tournoi.

UNE ARME MAÎTRESSE, LE SERVICE
« Quand je suis revenu avec lui, son service était déjà comme ça. Il l’avait travaillé avec Tarik Benhabilès. Du bon boulot. En fait, le problème quand tu n’as pas joué pendant six mois, c’est de retrouver le rythme, donc le lancer de balle et l’équilibre. C’est un coup qu’on travaille régulièrement, pour que le lancer soit plus soutenu, un peu moins vers l’avant. C’est un atelier qu’on travaille tout le temps parce que je crois que ça doit devenir une arme maîtresse chez lui. Il peut beaucoup mieux servir qu’en ce moment. Il faut rendre sa première balle plus efficace et améliorer sa deuxième. Bizarrement, il ne sent pas son service slicé en ce moment, alors qu’à Marrakech il le sentait parfaitement. Là-bas, il pouvait servir quinze à vingt aces par match et vingt-cinq services gagnants. »

RETOUR (S) À L’ENVOYEUR
« Je l’ai toujours trouvé très fort en revers à hauteur d’épaule. Parce qu’il a de la force. Mais il y a un match révélateur. Contre Karlovic à Monte-Carlo, celui-ci ne lui a pas planté un seul ace, Gaël a touché TOUS ses services ! Sur les deuxièmes balles, je lui avais conseillé de ne pas trop reculer pour ne pas perdre de terrain. Eh bien, il a tout retourné ! Quand il veut prendre tôt au retour, il est très à l’aise côté revers. Il peut le frapper, comme il l’a montré contre Ferrer. Il peut même le suivre au filet parce qu’en deux enjambées il traverse le terrain. Il est plus gêné sur le coup droit. C’est un axe de travail important. Mais, quand on travaille le service, ça va souvent de pair avec le retour. »

L’AVENIR PASSE PAR L’AVANT
« Le jeu vers l’avant est une des bases de notre travail aujourd’hui. Quand il est arrivé à Marrakech, je lui ai demandé quels étaient ses matches références sur terre. Il m’a répondu : “ L’an dernier, à Roland-Garros, j’essayais de venir une fois par jeu au filet et j’y gagnais plein de points. ” On a reproduit le schéma dans ses sets d’entraînement. Il devait faire au moins une fois service-volée et venir au moins une fois au filet. Finalement, il a gagné Marrakech en ne faisant que ça ! En fait, ce qu’on a changé, c’est son positionnement dans le court. Gaël ne peut pas jouer sur sa ligne de fond de court. Parce que sa gestuelle de coup droit le lui interdit. Il part de trop haut, il enroule et, quand la balle lui arrive très vite, il n’a pas le temps de s’ajuster. Il lui faut trouver sa distance de frappe. Donc, on travaille beaucoup son transfert avant-arrière. Latéralement, il se sent bien. Mais, sur la longueur du terrain, il doit coller davantage à la balle. Si elle est longue, il doit reculer avec elle pour la frapper à bonne distance. Si elle est courte, il doit entrer dans le terrain et prendre du temps à l’adversaire. Sur ce tournoi, il arrive surtout à le faire sur les fins de set ou les fins de match. Le meilleur exemple, c’est son premier set contre Ferrer : il est en plein dedans, sans jamais surjouer. Seul bémol : jouer comme ça nécessite beaucoup de physique. Il faut donc travailler les deux aspects en parallèle. »

APPUIS : ÇA FAIT MAL
« Je veux le rendre plus agressif, mais il ne faut pas qu’il confonde vitesse et précipitation. Je veux qu’il se donne suffisamment de temps avec son oeil, puis avec ses jambes, pour arriver tôt sur la balle et avoir le temps de la frapper. C’est là que son coup droit va prendre toute son ampleur. Quand il lance son grand bras de levier avec du relâchement, il fait très, très mal. Mais il lui faut des appuis bien ancrés au sol, donc un peu de temps. Il faut qu’il soit stable. Je veux qu’il utilise son bras gauche pour trouver le bon équilibre. Qu’il soit équilibré, même en appuis ouverts. »

UNE BALLE DYNAMITE
« Sa qualité deballe est un peu comparable à celle de Nadal. Mais l’Espagnol est plus encore dans l’explosion. Ce qui est sûr, c’est que Gaël doit aller dans cette direction. La première fois que j’ai tapé avec lui, sa qualité de balle m’a estomaqué. Quand elle arrive dans la raquette, c’est du lourd. Elle tourne beaucoup mais il arrive tout de même à lui donner de la force. Pour deux raisons : 1) son énorme amplitude. Le chemin parcouru par la raquette se transforme en gifle ; 2) une souplesse du poignet qui lui permet de faire avancer la balle sans effort. Même 2,50 m derrière sa ligne de fond de court, il est capable de réussir des coups d’une lourdeur phénoménale. Peu de mecs sont capables de faire un coup gagnant d’aussi loin. Il peut lancer son coup droit très haut et frapper très fort. C’est très dur pour un joueur normal. Lui y arrive, en produisant un coup d’une violence incroyable. Son revers est plus classique, plus juste techniquement selon les canons en vigueur, mais il ne peut pas frapper aussi fort. On a travaillé le revers pour qu’il l’utilise autrement. Avant, il lâchait des mites, un peu au hasard. Moi, je voulais qu’il puisse travailler l’adversaire avec son revers comme il le fait avec son coup droit.À l’échange, le plus important, ce sont les changements de rythme. Il les contrôle mieux aujourd’hui. Ça fait un bien énorme à son jeu. »

LA DÉFENSE, C’EST L’ATTAQUE

« Il y a beaucoup de similitudes entre la défense de Nadal et celle de Gaël. Tous deux peuvent redonner de la puissance en étant très loin mais, surtout, ils sont très durs à prendre côté revers. Quand 99 % des joueurs vont jouer un revers slicé, eux parviennent à faire une glissade latérale avec la jambe gauche, à produire une rotation de l’épaule et à remettre. Serena Williams aussi a cet appui-là. C’est déroutant pour l’adversaire : il s’attend à un rebond à mi-court et il se retrouve avec un coup difficile à jouer. »

FINIE, LA DANSEUSE
« Le domaine dans lequel il a le plus progressé, sans que cela saute aux yeux, c’est le jeu au filet. Avant, c’était de la merde ! Sur un simple échauffement, il bradait ses volées. C’est pour cela qu’elles étaient techniquement mauvaises. C’était une vraie danseuse au filet. Il n’avait pas du tout une attitude de volleyeur. Tarik (Benhabilès) lui a fait du bien en lui faisant prendre conscience de ce défaut. Aujourd’hui, chaque seconde passée au filet est rentabilisée. Ça ressemble enfin à quelque chose. On en a aussi profité pour travailler son avancée. Quand il vient au filet, il y a désormais une vraie course. Sa volée est mieux tenue. Techniquement, elle est dix fois meilleure. »
VINCENT COGNET
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Messagede FandeMonfils » Sam Aoû 30, 2008 22:12

Je l'ai toujours ce numéro de l'Equipe! Cela rejoint ce qu'on disait : beaucoup de similitudes avec Nadal.
Maintenant on se rend compte aussi que le fait d'avoir plusieurs entraîneurs ( je ne dis pas que c'est une bonne chose) a eu des effets bénéfiques. Chacun a apporté sa touche et l'a fait progressé quelque part.

Ce qui est vraiment bon en tout cas, c'est cette impression de stabilité que Gaël commence à dégager. Il est enfin capable d'enchaîner les matchs, de réduire ses blessures et d'aller loin dans plusieurs tournois importants. Fini les sorties au premier tour sur 5 tournois sur 7. Il est toujours capable du meilleur mais de moins en moins du pire.
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Messagede Truc » Jeu Sep 04, 2008 09:23

C'est pas passionnant passionnant, mais voilà une petite interview de Rasheed. Ce que j'ai préféré, c'est le passage sur l'engagement financier qu'il a obligé Gaël à prendre et sur le fait que ça lui coûtera bonbon s'il vire Rasheed! Même si je ne suis pas sûre que ce soit vraiment dissuasif pour Gaël:
« Gaël veut devenir un nouveau joueur »
Eric FROSIO - mardi 02 septembre 2008 - 10h00
Même battu par Mardy Fish, Gaël Monfils semble avoir initié des changements dans son jeu. Roger Rasheed, son nouveau coach australien, nous a expliqué ce qu’il comptait faire pour rattraper le temps perdu.
De notre envoyé spécial à New York (USA)

Roger Rasheed, comment avez-vous été amené à travailler avec Gaël Monfils ?
En fait, c’est Gaël qui m’a contacté juste après Wimbledon. Il m’a demandé quelle type de collaboration on pouvait envisager et on discuté avec son entourage. J’ai trouvé cette proposition intéressante car Gaël voulait faire de gros changements, pas seulement sur le court mais aussi en dehors. Il m’a expliqué vouloir devenir un nouveau joueur de tennis et m’a dit qu’il était prêt à me suivre et à faire des sacrifices. C’était évidemment obligatoire pour que j’accepte le deal. Et Gaël sait qu’il va devoir donner le meilleur de lui-même pour devenir un meilleur joueur.
Que pensiez-vous de Gaël avant de le rencontrer ?
Je le connais depuis longtemps. Quand je coachais Lleyton Hewitt, j’ai vu Gaël et Jo (Tsonga) débarquer sur le circuit. J’ai évidemment suivi leurs prestations car j’aime déceler les futurs cracks, ceux qui deviendront de grands joueurs. Et ces deux là font partie de cette catégorie, sans aucun doute. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais j’ai l’impression qu’il a gâché son talent et qu’il a perdu du temps. Comme s’il n’avait pas réussi le passage entre les Juniors et les pros…Il avait un super potentiel mais son staff n’est pas parvenu à sortir le meilleur de Gaël. J’ai toujours vu son talent et je pense qu’il aurait du avoir de meilleurs résultats que ceux obtenus jusqu’ici.
Quel est votre projet pour Gaël ?
La première chose à faire c’est de créer un environnement professionnel autour de lui pour favoriser son éclosion. On peut s’amuser mais il faut que ça reste pro. Au niveau du tennis, je vais essayer d’en faire un joueur plus agressif et je veux qu’il utilise et profite de ses qualités. Ça ne fait que 6-7 semaines qu’on travaille ensemble mais les gens autour de nous voient déjà un changement. Gaël s’aperçoit aussi qu’il a perdu du temps et qu’il devrait être mieux classé. Ça peut prendre du temps. Ça peut prendre 6 mois, 1 an, 2 ans, mais il doit suivre le processus. S’il le suit et s’il donne le meilleur de lui-même, il deviendra numéro 2 ou numéro 15 mondial, on ne sait pas, mais au moins il aura donné le meilleur de lui-même. Le classement, c’est juste un chiffre, ce n’est pas le plus important.
Allez-vous travailler à plein-temps avec lui ?
Oui, mais ça ne va pas dire que je vais passer toutes les semaines avec Gaël. Je vis en Australie et Gaël va venir me voir pour travailler. Ce n’est pas parce qu’il est Français que l’entraîneur doit vivre en France. Pour l’instant, ce n’est pas précis, on verra bien, on va faire un mix en l’Australie et la France.
Gaël est connu pour changer d’entraîneurs comme de chemises. Ça ne vous inquiète pas ?
Il est connu pour ça, c’est vrai. J’ignore pourquoi il a autant changé depuis le début de sa carrière. Pour moi, c’est un engagement à long-terme mais si Gaël veut partir ou s’il change d’avis, il n’y a aucun problème. Cela-dit, je lui ai fait prendre un engagement financier qu’il devra respecter s’il ne va pas au bout du contrat. Il devra alors me payer beaucoup d’argent même si ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est qu’il voulait sortir du système Français et prendre un coach étranger pour s’émanciper.
Y a-t-il des similitudes entre Gaël et Lleyton que vous avez entraîné pendant 5 ans ?
Ils sont différents. Lleyton était super pro, de l’entraînement jusqu’au match. Il aimait ça et c’était très facile à gérer pour moi. Il aimait travailler dur. Mais Gaël aussi. Il est même plus physique que Lleyton. Il doit devenir plus sérieux mais c’est en train de venir. Il a aussi les qualités pour devenir un guerrier sur le court qui se bat sur tous les points.
A-t-il les qualités pour gagner un Grand Chelem ?
On ne sait jamais ce qui peut arriver. Si tu travailles dur, tu seras payé et tu auras de bons résultats. Dans sa carrière, je suis sûr qu’il y parviendra. Il a le talent pour gagner un jour.
Gaël a beaucoup d’amis autour de lui. Ce n’est pas gênant pour vous ?
Il aime avoir ses potes avec lui. C’est sympa mais il faudra que je fixe des limites s’ils dépassent le cadre professionnel que j’ai accordé à Gaël.
Quel est votre programme des prochaines semaines ?
Je vais lui accorder quelques jours de repos après l’US Open. Ensuite on va à Bangkok, Tokyo, Vienne, Madrid, Lyon et Paris. C’est un peu comme si Gaël entamait sa rentrée des classes. Il va reprendre le chemin de l’école. Il a beaucoup de choses à apprendre mais il adore ça. C’est bien pour vous, les médias, et le public français, car vous allez découvrir un nouveau joueur ces prochaines semaines.
http://www.coach365.fr/la-une/article_262756_-Gael-veut-devenir-un-nouveau-joueur-.shtml
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Messagede FandeMonfils » Jeu Sep 04, 2008 21:03

Je le trouve quand même intéressant, c'est la première fois que j'entends un coach parler comme ça de Gaël. D'habitude il y a toujours cette petite retenue, ce genre de phrases :" il est comme ça, il faut s'y faire". Là Rasheed annonce clairement qu'il laissera pas passer. Après, le faire s'entraîner en Australie, pourquoi pas? S'il est prêt à devenir un nouveau joueur, voir un peu moins ses potes le dérangera pas.

Ensuite j'ai envie de voir s'il va être moins blessé et s'il va conserver une motivation intacte quelles que soient les circonstances parce que jusqu'à présent, à chaque fois qu'il avait une blessure un peu longue, il commençait à tout remettre en cause et c'est presque toujours durant ces périodes qu'il veut changer de coach.

Je vois qu'il ne reprend que mi-septembre. Si c'est pour travailler plus, pourquoi pas parce qu'après Rasheed veut qu'il enchaîne non-stop jusqu'à la fin de la saison. En espérant qu'il y arrive sans blessures ce qui serait un évènement exceptionnel au vu de ces dernières années ...
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Messagede Truc » Dim Déc 07, 2008 15:43

Aujourd'hui sur le site d'Eurosport:
Monfils dans toutes ses largesses

En 2008, Gaël Monfils a montré de quoi il était capable : atteindre une demi-finale de Grand Chelem et diriger sa carrière. Richard Warmoes, son premier entraîneur et ami, nous a expliqué comment il comprenait le parcours de ce jeune homme de 22 ans, entre désir d'indépendance et générosité.

PREMIERE PARTIE : MONFILS PROGRESSE A SON RYTHME

Les largesses témoignent par définition de la générosité du Roi. Gaël Monfils, qui a bâti sa réputation dans les largeurs des courts de tennis, n'est pas en reste en termes de générosité sur et en dehors des courts. Lui qui vient de passer chez Prince pour travailler avec une nouvelle raquette, il ne lui reste plus qu'une couronne (un titre majeur pour le moins) pour atteindre la consécration. En 2008, il a remis de l'ordre dans son royaume en devenir et montré de quoi il était capable, avec notamment une demi-finale de Grand Chelem à Roland-Garros. Nous avons interrogé Richard Warmoes, son premier entraîneur, qui envisage avec optimisme la suite de sa carrière.

"A 22 ans, il est mûr", affirme Richard Warmoes. Le Directeur Général du Paris Jean Bouin, qui a suivi Gaël Monfils de six à 13 ans au TC 12 de la Porte de Charenton (Paris), connaît bien le bonhomme. Selon lui, les choix de carrière du Parisien ne sont déroutants que pour ceux qui l'observent de l'extérieur : "Gaël fonctionne beaucoup de manière instinctive, en tenant compte de ses sensations, mais il est également très exigeant quant à son encadrement."

"Jeune, il cherche déjà à travailler avec sa propre structure"


Quand les médias ont souligné la valse des entraîneurs auprès de Monfils depuis deux ans, Warmoes nuance que ses décisions ne sont pas prises à la légère. Il rappelle par exemple qu'au moment où la FFT lui propose d'intégrer le Pôle France à Reims - il a une douzaine d'années - il préfère expliquer à R.Warmoes : "Je reste avec toi et si dans un an je suis assez bon, je les rejoindrai". Il retrouvera ensuite l'INSEP pour trois ans avant d'intégrer le CNE en dernière année juniors.

"Il exprime déjà pendant cette période son désir de travailler avec sa propre structure. Il n'aime pas trop les intermédiaires", précise Warmoes, ce qui éclaire assez bien les décisions prises ces derniers temps. Monfils veut cultiver son indépendance tout en recherchant le cadre idéal, assez flexible pour s'adapter à sa personnalité. Avec les erreurs que cela impliquent. A 20 ans, le Team Lagardère lui apporte la structure qu'il attendait avec Thierry Champion et Rémi Barbarin. R.Warmoes a participé au rapprochement entre Arnaud Lagardère et un joueur qu'il considère comme faisant partie de sa famille. Gaël monte dans le top 30 en 2006 puis connaît un an et demi de fluctuations entre le top 80 et le top 40 avant le printemps dernier.

"Gaël apprend à son rythme"

"Gaël apprend à son rythme. Il n'a pas toujours été à 110% sur le tennis pendant une saison entière mais il avance". Richard Warmoes, ému par le parcours de Monfils à Roland-Garros, se souvient encore des sceptiques : "Ils étaient nombreux à dire qu'il ne serait pas bon. Et pourtant, quand je voyais son potentiel physique - A 13 ans, c'était difficile de contrôler ses passings à la volée, alors imaginez maintenant ! - et cette envie de se battre, c'étaient des atouts considérables."

A 22 ans, il possède déjà une expérience considérable du plus haut niveau "avec une bonne marge de progression technique au service, en retour, dans la diagonale revers et plus globalement dans la finition, dont bien sûr la volée" ajoute Richard Warmoes, qui le voit réussir un coup au classement début 2009 car il n'aura pas de points à défendre.

***********************

Gaël Monfils n'a pas changé, son désir d'indépendance est le même depuis l'adolescence. C'est ce que Richard Warmoes, son premier entraîneur, a souligné dans la première partie. de notre article. Ici, il nous explique en quoi la liberté et la générosité sont essentiels dans ses choix de carrière.

DEUXIEME PARTIE : CHANGER, GAGNER ET RESTER SOI-MÊME

Difficile à déborder sur le court, difficile à cerner dans la vie, c'était le cliché de "La Monf'". Il faut certainement revoir l'homme à la lumière de sa saison 2008 et sous l'éclairage de Richard Warmoes : "C'est en suivant ses propres sensations, en restant lui-même qu'il progresse". L'épanouissement de Monfils, c'est cette générosité permanente. Celle qui lui a valu d'être catalogué "acteur spectaculaire et inconstant" par certains, et qui font de lui un des joueurs les plus électriques du circuit. Loin des sorties un peu potaches en 2006, il s'est exprimé pleinement en 2008. "Gaël est capable d'écourter ses vacances pour venir aider son club sans contrepartie financière" , raconte Warmoes. Il est aussi capable d'atteindre les demi-finales d'un Grand Chelem et de prendre une nouvelle direction en quittant Lagardère pour rejoindre l'Australie Roger Rasheed.

Après un Roland-Garros réussi, tout le monde est surpris par ce contre-pied. Le joueur blessé pendant l'hiver, flottait un peu avant d'être récupéré par le tandem Thierry Champion/Rémi Barbarin, et ils avaient fait du bon boulot ensemble. Le problème ? La présence de Philippe Manicom qui court-circuite visiblement le suivi médical du Team et l'envie de changement encore. Warmoes tente de lui opposer ses arguments pour rester dans un cadre qui lui a été profitable mais il sait aussi que c'est ainsi qu'il fonctionne. "La priorité, c'est son bonheur", convient-il. Comme les dirigeants du Team, qui ont dû se faire une raison.

A la recherche d'un encadrement fort mais où il se sent en liberté

Entre son père Rufin, qui lui a présenté Philippe Manicom juste avant Roland-Garros et qui le conseille sportivement, et sa mère Sylvette, qui lui "remet les pieds sur terre" si besoin est, Gaël Monfils a choisi sa propre voie : un cadre fort, ses proches et désormais une agence de management (celle de Ion Tiriac comme Marat Safin), un entraîneur sévère (qui a eu affaire à Lleyton Hewitt) et une liberté de décision totale. Ce joueur-là n'est plus la caricature que l'on a pu en faire.

Tous ses entretiens à la presse cette année confirment cette tendance. Monfils a justifié ses changements d'entraîneurs et a toujours affiché ses ambitions. A Roland-Garros par exemple, il a répété patiemment à chaque tour qu'il voulait aller au bout, et c'est bien la déception qui a été de mise après sa défaite devant Roger Federer. Il y a démontré qu'il sait bien faire circuler l'énergie du public lors des grands matches. Alors pourquoi cette image de dilettante qui lui a longtemps collé aux baskets ? Parce que la communication des joueurs passe souvent mieux par les résultats.

Monfils vit un moment décisif dans sa carrière. Il dispose de toutes les cartes entre ses mains : il a stabilisé sa situation et choisi son encadrement, il bénéficie d'une image positive suite à son parcours à Roland-Garros et possède suffisamment d'expérience pour supporter la pression l'année prochaine. Lui qui n'a plus gagné de titre depuis 2005, lui qui n'a jamais joué en Coupe Davis, qui n'est jamais entré dans le top 10 et qui a suivi avec attention les exploits de ses "potes" Gasquet, Tsonga et Simon ces deux dernières années, il peut changer de dimension, tout en restant lui-même...

RICHARD WARMOES est Directeur Général du Paris Jean Bouin. Il a été entraîneur de tennis pendant 20 ans au TC 12 (Paris) puis au Paris Jean Bouin jusqu'en 2002.
Propos recueillis par Julien CARRASCO

http://www.eurosport.fr/tennis/balles-bleues/2004/monfils-vu-par-warmoes-(1)_sto1776161/story.shtml
http://www.eurosport.fr/monfils-vu-par-warmoes-(2)_sto1776168/story.shtml
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Messagede Truc » Dim Déc 14, 2008 12:21

Je sais que je l'ai déjà posté, mais je remets le lien ici, puisque j'en parlais dans l'autre fil, l'article publié dans l'Equipe pendant Roland-Garros sur la Gaëlaxie:
http://www.megaupload.com/?d=TMTHCZAE

J'ai personnellement un petit faible pour le témoignage de Borfiga, son ancien entraîneur. Même en le relisant, ça me fait encore marrer d'imaginer Borfiga se lever et lui crier "Maintenant, t'arrêtes tes conneries!" sur une balle de match en Grand Chelem. Les pauvres entraîneurs de Gaël... :lol:

Voilà l'article entier, pour ceux qui ont la flemme de télécharger le pdf avec les photos:
Plongez dans la « Gaëlaxie »
Entraîneurs, joueurs, copains, copines, ils gravitent autour de Gaël Monfils, racontent le personnage et décrivent son univers.

Rufin Monfils : « Allez, soldat ! »
Rufin MONFILS (son père) : « Quand on est antillais, on doit en faire plus que les autres. Qu’on le veuille ou non. Quand on y arrive, quelle force ! C’est celle qui habite Gaël. Dans notre clan d’Antillais, on a créé un petit truc. Pendant les matches, on lui crie : “Allez, soldat !” Parce qu’un soldat, ça doit y aller, ça ne rigole pas. On lui lance aussi des encouragements en créole : “Kimberéde !”, par exemple – “Tiens bon !” Mais je ne vous en dirai pas d’autres. Même s’il a été élevé en France, Gaël parle créole. Et heureusement ! C’est à nous, les gens autour de nous ne doivent pas comprendre…»

Sa meilleure amie : « Le connaître, c’est l’adopter »
Émilie CHARTIER (meilleure amie de Gaël Monfils) : « Gaël, le connaître, c’est l’adopter. Il est tellement sensible aux autres…On dirait qu’il a des antennes pour savoir quand vous n’allez pas bien. Une fois, il a failli faire demi-tour sur l’autoroute parce que j’étais malade et qu’il voulait me sortir de cette galère. Je lui ai déconseillé de le faire mais ç’a été dur. Comment il est avec les filles ? Ben, ce n’est pas du tout un grand dragueur ni un cœur d’artichaut. Mais il aime les filles, ça c’est certain. Il n’est pas coquet mais je trouve que son look reflète ce qu’il est. Un fantaisiste. Il change sa coupe de cheveux ou la couleur de ses yeux selon ses humeurs. Il a sa coiffeuse attitrée quand même ! Un défaut ?Oui, il est toujours en retard. C’est parce qu’il a une notion du temps qui lui appartient. »

Cibulkova : « Il fait attention aux autres »
Dominika CIBULKOVA (joueuse slovaque et actuelle petite amie de Monfils) : « Gaël est un garçon d’une très grande gentillesse. Il fait attention aux autres. Il est la personne la plus drôle que j’aie jamais rencontrée. Nous avons passé des moments super tous les deux, vraiment. C’est aussi un grand joueur de tennis. Je pense qu’il a une bonne chance de battre Federer parce qu’il joue chez lui, devant son public et sur terre battue. J’aurais aimé être présente, mais je dois préparer le tournoi de Barcelone que je dispute la semaine prochaine. Mais je l’encouragerai devant ma télé ! »

Warmoes : « Il n’aura jamais une vie de moine »
Richard WARMOES (premier entraîneur de Gaël Monfils au TC XII, à Paris, pendant sept ans) : « Gaël ne sera sûrement jamais constant, car il n’aura jamais une vie de moine. Il aime les copains, la musique et les filles. Mais, s’il redescend un jour, ne lui tirez pas dessus parce qu’il n’a pas fini de nous faire bander ! »

Cornet : « Un cérébral »

Alizé CORNET (numéro 2 française, ex-petite amie de Monfils, devenue une véritable amie) : « Gaël est un garçon super attachant. Il n’est pas seulement le show-man, le cabotin que l’on croit. Il est en proie au doute et recherche l’approbation des autres. C’est quelqu’un de très gentil, de généreux. J’avoue qu’il est plus facile d’être seulement son amie que sa petite amie, car c’est un cérébral, Gaël. En matière d’amour, il se pose toujours cent mille questions, se demande ce que les autres vont en penser. Pendant qu’on était ensemble, on s’est beaucoup amusés. On s’est un peu tiré la bourre au point de vue tennis. Il y avait une émulation entre nous. On se fixait des objectifs et on regardait si on était capables de les atteindre. " Tu ne seras pas cap de... " Je crois que, s’il reste calme, tout est possible. Je ne me suis pas manifestée ces derniers jours, parce qu’il doit recevoir tellement de messages que je n’ai pas envie d’en rajouter. Je l’appellerai tranquillement après. Il sait que je le soutiens à fond. »

Tsonga : « Tout de suite, on a accroché »

Jo-Wilfried TSONGA (finaliste de l’Open d’Australie) : « Ah, Gaël ! La première fois que je l’ai vu, on devait avoir dix ou onze ans. C’était à Blois, pendant un Championnat de France. Je le vois et je me dis : “Ça alors, je ne savais pas que Steve Urkel (enfant star d’une sitcom américaine) jouait au tennis !” Il ressemblait tellement à Urkel ! Il avait ses lunettes à gros hublots, ses bretelles et une toute petite tête. Tout de suite, on a accroché. J’étais soufflé par son côté showman. Au réfectoire de l’INSEP, devant tout le monde, d’un coup, il montait sur la table et se mettait à chanter. Vachement culotté quand même. Mais Gaël, c’est surtout un mec qui a un très bon fond. Vous dites qu’il s’est énormément calmé pendant ce tournoi ? Mais ça date de quand, ça ? D’il y a une semaine ? Moi, quand je le vois sur le court en ce moment, je vois un ami, heureux de jouer. Et ça me fait un de ces plaisirs…»

Borfiga : « Le seul que j’ai engueulé comme ça »
Luigi BORFIGA (entraîneur à l’INSEP lors des trois années que Monfils a passées à Vincennes) : « Ah la la ! Quel plaisir cela me fait ! Nous avons toujours eu des rapports privilégiés parce que je lui faisais confiance mais je ne lui laissais rien passer. C’était cela qu’il voulait. Et lui, quand il donne sa confiance, c’est jusqu’au bout. L’image qu’il dégage n’est pas la sienne. Il est beaucoup plus sérieux qu’il n’en a l’air. Mais qu’est-ce que j’ai pu l’engueuler ! C’est le seul que j’ai engueulé comme ça. Une fois, en demi-finales des juniors en Australie, il mène 6-2, 5-1, 40/0. Il sert une première balle à 200 km/h qui va n’importe où et tente l’ace sur la seconde. Deuxième balle de match, il refait la même chose. Là, je me lève et lui crie : “Maintenant, t’arrêtes tes conneries !” Il a poussé sa balle au service, l’autre a été tellement surpris qu’il a loupé le retour ! N’empêche, quand il a gagné son premier tournoi ATP, à Sopot, il était encore sur le terrain, il m’a appelé, il m’a dit : “Je te dédie ma victoire.” Je ne l’oublierai jamais. »

Ouanna: « Danser sur les tables… »
Josselin OUANNA (joueur et ami, complète le trio de potes avec Tsonga depuis qu’ils ont dix ans) :« Demi-finales à Roland-Garros, c’est une montagne ! La finale de Jo en Australie a ouvert des portes à plein de joueurs, dont Gaël. Il m’a toujours surpris. Il a toujours fait des trucs bizarres, des trucs qu’il faut oser devant tout le monde, danser sur les tables…C’est drôle car je ne vois pas trop comment il pourrait battre Federer et, en même temps, je suis sûr que c’est possible. Parce qu’avant il jouait un peu pour la galerie, il faisait le show et, du coup, il pouvait sortir de son match. Là, il est plus calme, plus mesuré. Plus que jamais dans son truc. »

Delaître : « Un affectif »
Olivier DELAÎTRE (adjoint de Borfiga à l’INSEP, coach par intérim de Monfils l’an passé) : « La première fois que je l’ai vu jouer en match, c’était le 11 septembre 2001 ! Il poussait la balle à quatre mètres derrière la ligne de fond. Il vient me voir et me demande : “On peut parler de mon match ?” Sous le choc des attentats de New York, je lui dis : “On va remettre ça.” Le lendemain, il revient : “Bon, maintenant, est-ce qu’on peut parler de mon match ?” Je lui ai dit : “Oui ! Mais tu attends quoi ?” “Je veux être fort, me répond-il. Très, très fort !!!” Après, on a connu des hauts et des bas, mais ça me fait plaisir qu’il réussisse, car il a bossé dur et que c’est un mec bien. Et quand je le vois avec toute sa smala derrière, sa famille, ses copains, ses entraîneurs, je réalise à quel point c’est un affectif et combien cette affection qu’il donne et qu’il reçoit joue un rôle primordial pour sa confiance. »

Marx : « Ce n’est pas du bluff »
Guillaume MARX (adjoint de Borfiga à l’INSEP) : « Je l’avoue, il m’a inquiété par moments, bien qu’en fait depuis le début, j’ai toujours eu confiance en lui. Il m’a foiré des entraînements et des matches, mais il a toujours rebondi. Il était parfois un peu dispersé, il cherchait en tout la limite de ce qui était autorisé. Il nous disait “Les entraîneurs, ils me forment, mai moi aussi je forme les entraîneurs !” II le pensait. Gaël, c’est un garçon qui parfois se donnait un style, mais c’était pour mieux surprendre tout le monde Avec nous, il était naturel. Il a souffert dans cette période (15-18 ans) parce que les jeunes le prenaient un peu pou un benêt, alors que nous, lors de nos discussions et débriefings, pouvions constater qu’il était très intelligent. E puis, surtout, il avait un projet solide et de grandes ambitions. Il parle d’aller au bout du tournoi et je suis sûr que ce n’est pas du bluff. »

Diaw : « Il m’avait bien asticoté… »

Boris DIAW(international français de basket, ailier des Phoenix Suns) : «Je le connais depuis deux ans. Dans la plupart de ses interviews, je lisais qu’il adorait le basket. Qu’il était fan de Jordan, de Carmelo Anthony…Vous pensez bien que, quand je l’ai croisé, je l’ai testé pour vérifier si son background était solide. Eh ben ! ce n’était pas du flan ! Il connaît tout, les stats, les effectifs…Un jour, ça devait arriver, on s’est affrontés. Vite fait, un cinq contre cinq à Coubertin. Faut dire qu’il m’avait bien asticoté quand même ! Il avait dit : "Pour moi, c’est cent fois plus facile d’enrhumer Boris en un contre un que de battre Agassi. "Alors, le défi a eu lieu. Et j’ai été un peu déçu ! Le un contre un, il l’a senti passer ! Donc,maintenant, je lui lance un nouveau défi : on refait un basket, on ajoute un tennis et on désigne le vainqueur au prorata. Ouais, ça risque de faire match nul. »

Doucouré : « Il écrit l’histoire »
Ladji DOUCOURÉ (champion du monde du 110 m haies) : « On s’est rencontrés à l’INSEP, bâtiment U. La première fois que je l’ai vu, c’était le plus grand des mecs de la section tennis mais il n’était pas plus épais que son sac à raquettes. Ça me faisait marrer. Aujourd’hui, il a un gros marqueur dans la main et, avec, il écrit l’histoire. Gaël, c’était le gars qui me demandait sans arrêt de faire des concours de break dance avec lui. Avant, je pouvais rivaliser mais, maintenant, j’ai un peu lâché et lui est devenu un grand danseur. Je le sais parce qu’on s’est croisés récemment dans une boîte de nuit parisienne. J’ai vu le truc ! Gaël est un excentrique, mais ça fait du bien les gens comme ça. Il ne fait de mal à personne. Ce n’est pas comme le mec qui a un gros tatouage et qui va te mettre un gros coup d’épaule pour te le montrer. Gaël, c’est un joueur avec une gueule de tueur mais toujours avec un sourire au milieu. »

Demonière : « Je le verrais bien faire du 400m »
Dimitri DEMONIÈRE (sprinteur et entraîneur adjoint au sein du Team Lagardère) : « Ces derniers mois, c’était difficile pour lui, il était blessé, il ne pouvait pas jouer. Chez lui, quand ça ne va pas, ça se voit. Mais il reste toujours ouvert, taquin, pas du tout fermé comme on peut l’imaginer. Quand il vient à Jean-Bouin et qu’on s’entraîne, il vient nous taquiner, il fait deux-trois petits bonds avec nous pour se mesurer aux sprinteurs. En termes d’explosivité, il ne peut pas sauter comme nous, il le fait plutôt pour amuser la galerie. En revanche, il a de la caisse. Si Gaël était un athlète, je le verrais bien faire du 400 m. »
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Messagede Tuturo » Lun Déc 15, 2008 20:30

Voici ce que je viens de découvrir sur l'Équipe, à mon grand étonnement:

L'Équipe a écrit:Monfils lâche Manicom
L'association entre Gaël Monfils et son acupuncteur Philippe Manicom est terminée. Le joueur français, qui collaborait avec Manicom depuis Roland-Garros, a finalement décidé de ne pas poursuivre l'aventure lors de la saison 2009. Il semble que les relations assez difficiles entre son nouvel entraîneur Roger Rasheed et Manicom aient eu raison du dernier cité. Monfils bénéficie de toute manière, pour la saison à venir, de la logistique de la FFT.
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Messagede Truc » Ven Fév 13, 2009 12:03

L'article paru dans "Sport & Style" (supplément de l'Equipe) de septembre 2007, déjà posté ailleurs, mais je sais plus où. L'article parle en fait du printemps 2007, ils l'ont publié avec des plombes de retard. Gaël a beaucoup changé depuis, c'est plus un document:
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Messagede Truc » Sam Mar 07, 2009 11:24

Dans Libé hier, "Le joueur idéal selon Forget":
Le coup droit de Gaël Monfils
«Lorsqu’il le lâche, son coup droit est un véritable missile sol-sol. Un truc monstrueux. Gaël, c’est aussi une explosivité physique rare, surtout au niveau des jambes. Sa couverture du terrain lui permet de s’adapter à l’adversaire et d’avoir un jeu très créatif et surprenant. Dans le domaine physique, je ne crois pas qu’il puisse gagner grand-chose. Depuis six mois, on découvre son potentiel. Il a un talent hors du commun et il est train de trouver sa place, son schéma de jeu, son organisation. Il a mûri, il évolue sainement, dans sa tête, dans son tennis, dans sa structure d’entraînement.»

Age : 22 ans. Classement à l’ATP : 9e. Matchs joués/gagnés en Coupe Davis : 0/0.

http://www.liberation.fr/sports/0101513 ... el-monfils
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Messagede FandeMonfils » Sam Mar 07, 2009 13:34

Peut-être que sa progression passe par le mental, des nerfs d'acier comme ceux de Jo aujourd'hui, mais tennistiquement Gaël a encore quelques trucs à apprendre. Sa volée n'est pas au point et son jeu est encore trop défensif sur terre. Mais en terme de potentiel, pour moi c'est certain que c'est le meilleur des 4.

Sinon Gaël a mis à jour son blog, il a promis de répondre pendant la Coupe Davis( c'était avant qu'il apprenne qu'il était remplaçant) : http://blog.orange.fr/web/jsp/blog.jsp?blogID=61755
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Messagede Truc » Ven Mar 20, 2009 08:59

Un article sur Sportweek:
Le chien fou Gaël Monfils s'est assagi

Depuis le début de l'année, Gaël Monfils est plus zen, mais aussi plus solide grâce aux six kilos de muscles pris cet hiver. Conséquence immédiate : une incursion dans le top 10 et de l'ambition à revendre.

Sur un court, c'est une boule d'énergie qui donne grave le tournis. Hors stade, plutôt un grand machin élastique un brin intimidé qui tarde à se déverrouiller. Gaël Monfils, c'est tout ça à la fois. Un mélange détonant de super et de sans-plomb. Une alliance subtile de glace et de feu. En tête-à-tête, le Parisien n'a, en effet, pas son pareil pour cultiver le mystère et rester planqué derrière une armure à peine fendillée. Mais quand il squatte la scène, " La Monf " laisse parler la bête qui sommeille en lui pour déployer, entre autres, de bien curieux pouvoirs tentaculaires. Jamais battu, toujours debout. Usant et abusant de grands écarts, foulées bondissantes, glissades et autres contorsions pour remettre la balle dans le court. Un homme araignée, quoi, qui en plus, aurait bu dix Red Bull et quinze cafés avant d'entamer la rencontre ! Et qui n'en rate pas une pour haranguer la foule et se houspiller lui-même.

Mais depuis quelques semaines, l'animal semble s'être canalisé, offrant, du coup, une image bien plus en rapport avec celle du garçon qui se contrôle en privé. Comme si le choix de son nouvel entraîneur, Roger Rasheed, l'été dernier, et son gain de poids volontaire (que du muscle, on vous rassure) cet hiver avaient fini par lui mettre dans la tête cette touche de plomb qui pouvait parfois lui faire défaut.

Un moment clé de sa carrière

" J'ai grandi, admet-il. Le changement d'entraîneur m'a fait du bien. J'ai trouvé un bon moteur avec lui qui me cadre et qui me propose un discours neuf et différent. J'ai des plans d'entraînement, j'ai des objectifs à respecter. Tout ça prend forme et je me sens de mieux en mieux, plus serein sur certaines choses. Je suis plus attentif sur tout un tas de choses auxquelles je faisais moins attention avant. J'essaye toujours de moins sortir du match. Sur mon plan de jeu, j'essaye d'être plus stable, de jouer plus agressif tout en variant les coups. On a bien travaillé dessus et à force de répéter heure après heure, ça rentre progressivement. C'est ce qu'il me fallait à ce moment de ma carrière. " Plus zen sur le court, Gaël le showman l'est également les heures qui précèdent son entrée en matière. Bien moins " chien fou " que par un passé récent. " Je suis assez relax avant les matches, détaille-t-il. Ça ne bouillonne plus. J'écoute aussi pas mal de musique, mon coach me parle pour me mettre le plan en tête. Tout cela relève d'une maturation progressive, où j'avance étape par étape, crescendo. "

Un entraînement commando

S'il est aujourd'hui au point dans sa tête, le numéro 9 mondial n'a de surcroît jamais été aussi solide sur ses jambes. Sous la férule de son stakhanoviste de coach, Monfils s'est astreint en décembre et janvier à une préparation physique commando. Au menu : protéines à volonté. Au programme : sorties à vélo, fractionnés sur la plage, exercices inhabituels de musculation et préparation physique générale de forcené. Résultat : 6,5 kg de muscles supplémentaires qui ont sérieusement blindé la charpente et dopé sa confiance.
" Cette masse en plus a aussitôt porté ses fruits, confie-t-il. Tennistiquement parlant, je me sens mieux. Ça m'aide par rapport à mon jeu, ma frappe et ma couverture de balle. Je peux servir plus fort, plus longtemps. Quand je suis plus loin, je peux plus facilement balancer la sauce parce que je suis plus fort sur mes appuis. Je tiens également mieux mon haut du corps grâce à mes abdos. Je me sens bien plus puissant. Et puis, vu ma condition physique, je sais que je dispose maintenant d'une réserve de cinq à six heures dans les jambes. Ça valait le coup d'en baver à l'entraînement et de faire des sacrifices. "

Tombeur de Nadal en janvier à Doha, puis finaliste malheureux le mois suivant à Acapulco avant de faire la première incursion de sa carrière dans le Top 10 mondial, Gaël Monfils semble avoir trouvé la bonne carburation en ce début de saison. Mais le meilleur est certainement à venir car le grand échalas, dans sa nouvelle configuration, déborde d'ambition. " J'ai un bel et gros objectif, mais je le garde pour moi, conclut-il. C'est secret. " Comme raccourcir ce temps, qui n'en finit plus de s'étirer depuis la dernière victoire d'un Français dans un tournoi du Grand Chelem, par exemple ?
Gérald Mathieu

http://www.sportweek.fr/sports/tennis/0 ... tor=RSS-78
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Messagede Truc » Dim Mar 29, 2009 12:12

J'ai fait un scan pour quelqu'un qui avait besoin d'un article de Tennis Magazine et j'en ai profité pour faire aussi l'interview de Gaël de l'an passé parce que je crois qu'on ne l'avait pas postée.
C'est vieux, ça date du numéro de Tennis Magazine sur Bercy avec Jo en couverture. L'interview n'apportait pas grand chose de nouveau quand on a suivi Gaël de très près en 2008, mais sinon, c'est un bon récapitulatif de sa saison:
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Messagede Truc » Ven Avr 10, 2009 09:45

Un super article de Ladji Doucouré dans l'Equipe aujourd'hui:
Mes amis mousquetaires
J’ai grandi avec Gaël Monfils, Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga. Voici deux ou trois choses que je sais d’eux...
Par Ladji DOUCOURÉ

QUAND J’AI LU L’INTERVIEW de Guy Forget au lendemain de la défaite des Français en Coupe Davis, une phrase m’a interpellé : « Gaël, Gilles et Jo ont une amitié profonde, ils se font la bise au p’tit déj, on voit que ça remonte à loin. »Il a raison. Et je crois pouvoir préciser la période où se situe la création de liens si forts entre Monfils, Simon et Tsonga. Les mêmes se sont tissés entre des basketteurs comme Parker, Diaw et Turiaf, ou entre Leslie Djhone et moi. Nous avons grandi ensemble, dans nos sports et dans la vie, avec pour point de départ un site fédérateur : le bâtiment U de l’INSEP, réservé aux mineurs.
J’y ai débarqué en septembre 1999, et c’est là qu’on a fait connaissance. Au B.U., les grosses stars étaient alors Nicolas Mahut et Julien Benneteau, tout juste sacrés champions du monde juniors en double. Les trois autres étaient plus jeunes, même si Gaël avait une belle étiquette, grâce à son record du monde juniors du service le plus puissant, à plus de 200 km/h. Où trouvait-il une telle énergie ? Dans ses bras aussi frêles ?
Gaël était un gringalet. Avec ses petites lunettes rondes, on l’avait surnommé « Steve Urkel ». Vous savez, ce gars un peu ridicule d’une série américaine de l’époque, qui portait des pantalons trop courts, retenus par des bretelles et qui lui remontaient jusque sous le menton. Comme lui, Gaël était un impulsif, capable de s’embrouiller pour des broutilles. Quand lui se faisait chambrer, il se réfugiait auprès de Leslie, notre grand frère.
Cette image de Steve Urkel, ça l’agaçait... Il aimait déjà les belles fringues. Lors des fêtes du B.U., les tennismen se plaçaient tout le temps au balcon, à côté du DJ, à se montrer et à mater les autres. Ils ne venaient jamais sur la piste. C’est moi qui, à sa demande, ai initié Gaël au breakdance. Il était plutôt discret...
Pas autant que Jo, bien sûr. Lui, il était réservé mais toujours souriant. Lui, on ne le charriait pas trop, il ressemblait déjà à une montagne. Il n’a pas trop changé physiquement Alors que Gilles...
« Elle est où, Carla ? »
Le petit Gilles, c’est cette image que je garde de lui. Un petit bonhomme qui avait du mal à résister à la taille et au poids de son sac de raquettes. Il était un peu la mascotte du B.U., la peluche de toutes les filles. Un sacré malin... Après les cours, il se dépêchait d’investir la salle de télé. Si on s’avisait de lui piquer la télécommande quand il regardait Loft Story il appelait le surveillant, qui se laissait attendrir par son regard de nounours. Il en jouait, de son physique. Gilles, c’est un blagueur, un vanneur. Il provoquait sans distinction, persuadé que personne n’oserait s’en prendre à si petit. Il n’a pas vraiment changé, a retrouvé ses accents bravaches le jour où le président Sarkozy est passé aux Jeux de Pékin : « Elle est où, Carla ? » La voix a fusé. Mais, cette fois, avec son 1,80 m, il n’a pas pu se cacher. Et on a bien rigolé.
Gamins, je l’avoue, les tennismen nous impressionnaient par leur capacité d’adaptation. Des vrais touche-à-tout du sport. Chaque jour, ils avaient la chance de jouer au foot, avec de belles panoplies : maillot, short et chaussettes aux couleurs de leurs clubs préférés. Mais ils nous volaient nos haies, s’en servaient de buts et les abandonnaient sur le terrain en stabilisé. Pour se venger, on les chambrait lorsqu’ils travaillaient la vitesse et les appuis. Qu’est-ce qu’on a pu se défier ! Gaël est le plus joueur, il adore le poker. À Pékin, il a même osé me défier, lui sur 110 m plat, moi sur 110 m haies. Il a mis sa voiture en balance, une Audi R 8, un avion de chasse. Le challenge était assez tentant d’ailleurs, mais comme j’étais blessé, j’ai dû renoncer.
En fait, on ne s’est jamais vraiment quittés. Avec Gaël, on partage le même équipementier ; avec Jo, nous avons le même agent. Ils sont toujours en déplacement mais, toutes les semaines, on s’échange des messages, pour savoir où on se trouve, comment on va. Le mois dernier, quand j’ai gagné à Turin, ils m’en ont tous envoyé depuis la République tchèque, où ils disputaient la Coupe Davis. Celui de Jo était beau. « C’est bien l’Europe, mais c’est trop petit pour toi. » Moi, je l’admets, j’ai attendu quelques jours avant de les relancer...

Ils ont l'air vraiment potes avec Doucouré, quand Ladji avait son blog durant les Jeux Olympiques, je le lisais parce que j'adore l'athlé et il mentionnait drôlement souvent Gaël - avec Gaël on fait ci et ça, je suis triste, Gaël doit déjà repartir, etc.
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Messagede FandeMonfils » Ven Avr 10, 2009 10:49

Quel dommage qu'il ait eu tous ses pépins physiques ce Ladji! Mais j'aime beaucoup lire ce genre de choses merci. Ses relations entre sportifs, surtout entre gars de l'INSEP je les trouve vraiment rafraichissantes, en plus ils ont tous explosé assez jeunes c'est vraiment une super génération.

Je savais que Gaël était très pote avec Doucouré, il disait toujours que c'était avec lui qu'ils se balançaient des défis. Récemment encore j'ai vu un article avec Teddy Riner et Ladji, ils s'entendent super bien eux aussi surtout depuis les JO où ils étaient proches avec Gaël (ils sont tous supporters du PSG comme moi :lol: ). J'aime bien l'audace de Gillou mais c'est vrai que c'est plus simple quand on fait 1,80m il aurait pas de mal contre Sarkozy! :lol:
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Re: Articles

Messagede Truc » Ven Avr 10, 2009 12:02

J'adore Ladji, j'étais consternée quand il n'a encore été que 4e aux JO de Pékin!
Gaël aux JO en train de s'éclater avec Ladji et Teddy Riner, c'est une de mes images marquantes des Jeux. Il avait l'air tellement content! Et il l'avait tellement décrochée sur le fil, sa sélection aux JO.
C'est pas spécialement sur Gaël, mais j'adore cette petite vidéo sur Salim Sdiri aux Jeux, on peut voir un peu Gaël et Ladji au moment d'entrer dans le stade:
http://www.dailymotion.com/video/x6gwsr ... e-jo_sport

Mais alors, l'audace de Gillou, c'est rien par rapport à celle de Gaël, je ne peux pas croire qu'il défie Ladji avec des mises pareilles... :o
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